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Actualité Bin Jamin

Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 15:45

Quelques jours après la victoire du candidat socialiste François Hollande à l’élection présidentielle française, force est de constater, d’ailleurs comme en 2007, que le sujet des affaires étrangères a été très peu traité tout au long de la campagne. Résultat, les citoyennes et citoyens de notre pays ont peu d’informations sur la politique vis-à-vis du reste du monde que veut mener le nouveau locataire de l’Elysée. Or les premiers grands rendez-vous du nouveau Président Hollande sont justement internationaux : le G8 les 18 et 19 mai à Camp David, près de Washington, le sommet de l’Alliance atlantique à Chicago les 20 et 21 mai et le Conseil européen à Bruxelles juste après, le 23 mai. Réunions auxquelles il convient d’ajouter le très important sommet de la Terre à Rio de Janeiro, le fameux Rio + 20, du 20 au 22 juin prochain, qui sera l’occasion pour le nouveau Président français de rencontrer les dirigeants des pays émergents. Ce sommet fondamental pour l’avenir de la planète n’a d’ailleurs pas du tout été mis en avant durant la campagne présidentielle, excepté par la candidate des écologistes Eva Joly.

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Le nouveau président de la République va être attendu au tournant sur ce sujet fondamental des affaires étrangères, part d’ombre du champ démocratique de la cinquième république. Et il ne pourra pas se permettre le luxe de décevoir, comme a pu malheureusement le faire en son temps François Mitterrand. Alors voici quelques éléments de réflexion à porter au débat:

Une nécessaire démocratisation de la politique étrangère française (dont la fin de la Françafrique)

Les affaires étrangères ont une place à part dans l’histoire de la Ve république, une place quelque peu « adémocratique », faite de « domaine réservé », de diplomatie parallèle, de Françafrique, bref de sujets pour lesquels le peuple français n’a que peu droit à la parole, laissant toute latitude à son « monarque républicain » pour le laisser seul (avec quelques conseillers plus ou moins influents bien sûr, telle la Cour à Versailles) décider de la voix de la France dans les affaires du monde. Parfois le monarque sait entendre ses concitoyens, tel Jacques Chirac refusant la guerre en Irak de l’Amérique de Georges W. Bush, soutenu par une immense majorité de l’opinion, parfois il n’en fait qu’à sa tête (par exemple le même Jacques Chirac reprenant les essais nucléaires en 1995 sous les critiques de l’opinion internationale). Côté socialiste, lorsque François Mitterrand est élu en 1981, il nomme Jean-Pierre Cot ministre délégué chargé de la Coopération et du Développement. Opposé à une vision de subventionnement corrupteur des pays africains par la France, celui-ci est partisan du codéveloppement. Il se voit alors très vite obligé de démissionner dès 1982, le président Mitterrand souhaitant perpétrer les très mauvaises habitudes prises depuis le Général de Gaulle de s’ingérer dans les politiques intérieures des anciennes colonies africaines de la France, ce dans le sens des seuls intérêts d’entreprises françaises comme Elf, quitte à soutenir des potentats locaux au détriment des droits des peuples. A ce propos, le 14 février dernier, Laurent Fabius, en pleine campagne de François Hollande, a été reçu à Libreville par le dictateur gabonais Ali Bongo, fils du despote Omar Bongo, imposé au pouvoir en 2009 par le biais d’un « coup d’État électoral ». Il a souligné les « excellentes » relations existant entre la France et le Gabon, souhaitant « qu’elles se développent dans le futur ». Sans vouloir se livrer d’emblée à un procès d’intention, cela peut tout de même légitimement inquiéter et semer des doutes sur la volonté de certains au PS de rompre définitivement avec la Françafrique, surtout de la part de celui que l’on pressent bientôt au Quai d’Orsay.

Nicolas Sarkozy quant à lui, alors qu’il nous avait promis une « rupture » en 2007, pour une France devenue « république irréprochable », dans laquelle « tous ceux qui sont persécutés par les tyrannies et les dictatures » verraient « la France être à leurs côtés » (discours de victoire de Nicolas Sarkozy au soir du 6 mai 2007), les liens avec les présidents dictateurs africains par exemple comme Sassou Nguesso ou Ali Bongo n’ont fait que perdurer. Pire, des soupçons graves pèsent sur le financement par Kadhafi de la campagne de Sarkozy de 2007. On peut revenir également sur la gestion calamiteuse du début du Printemps arabe, où le Président Sarkozy s’est montré incapable de prendre la juste mesure de ce qui était en train de se dérouler sur la rive sud de la Méditerranée. Il s’est ensuite précipité sur le cas libyen, engageant la France sans guère de temps de réflexion sur la suite à donner. Pour faire oublier les relations incestueuses passées, pour donner de lui une image de présidentiable, Sarkozy s’est laisser aller à la « diplomatie people », laissant le philosophe de salon Bernard Henri Levy parler au nom de la France au Conseil national de transition libyen. Or, si le dictateur a fini par tomber, des centaines de mercenaires de Kadhafi et des milliers d'armes sont disponibles aujourd’hui aux plus offrants, forts nombreux dans une région gangrénée par le trafic de drogues, d'armes ou de migrants. Le tout ne pouvant qu'amplifier la déstabilisation du pays. Que n’a t’on été capable d’anticiper ? Cette diplomatie française des « coups » médiatiques et des relations avec les « people » n’est vraiment pas à la hauteur des enjeux internationaux et de l’image de la France. 

Les relations internationales devraient être considérées comme un sujet beaucoup trop sérieux pour être dépendant d’une seule personnalité que l’on choisit à la tête de l’Etat. C’est pourquoi nous écologistes réclamons la fin du domaine réservé et la réelle participation du Parlement dans la prise de décisions en matière internationale. Qu’il décide d’un engagement extérieur de ses forces armées comme en Afghanistan, qu’il veuille revoir ses différentes alliances avec ses partenaires, qu’il reçoive un chef d’Etat controversé, tel feu le colonel Kadhafi ou Denis Sassou Nguesso, le Président de la République ne devrait pas être en mesure de le décider seul sans l’aval des citoyens, représentés à minima par leurs députés et sénateurs. Cela permettrait également la fin de certaines diplomaties parallèles qui entachent notre réputation de « patrie des droits de l’homme ». Ca pourrait être ça, une présidence « normale ».

Il est grand temps de faire entrer notre pays dans le XXIe siècle, en permettant enfin à la démocratie de s’exprimer avec la fin du domaine réservé. Quand les hommes n’y suffisent plus, il faut que les institutions viennent palier leurs manquements. Il faut en finir avec la realpolitik, car les diplomaties occidentales ont d'énormes responsabilités sur les conflits actuels du fait qu'au nom d'intérêts « nationaux », nous avons trop souvent laissé proliférer des dictateurs et des terrorismes et laisser des régions entières imploser. La paix dans le monde est un bien commun parmi les plus précieux, ne pouvant être bradé sur l'autel de la cupidité.

Une fois cela fait, la France pourrait être à l’initiative pour parler haut et fort à la communauté internationale.

… pour être à l’initiative d’une autre architecture internationale

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A l’échelle internationale, le monde de 2012 n’est plus du tout celui de 1945. Il ne s’agit plus de continuer à se positionner par rapport à Yalta ou Bretton Woods, mais d’être capable de proposer un système de gouvernance garantissant la paix tout en prenant en compte la réalité des puissances émergentes. Dans un monde devenu multipolaire, avec l’émergence de ces nouvelles puissances, mais également avec la crise écologique gravissime qui, du réchauffement du climat à la raréfaction des matières premières et à la perte de la biodiversité, entraine l’humanité et la planète entière vers sa possible disparition, les affaires internationales sont un sujet majeur. Nous écologistes avons tenté d’en parler pendant cette campagne, par exemple à l’occasion d’une remise en cause du droit de véto français au conseil de sécurité de l’ONU. Que n’avait-on pas suggéré ? Au delà des caricatures habituelles concernant les écologistes, le monde d'aujourd'hui est devenu multipolaire. N'en déplaise aux anciens empires coloniaux comme la France, nous assistons à la montée en puissance de pays émergents, tels que l'Inde ou encore le Brésil, qui réclament à juste titre une réforme des institutions internationales pour une meilleure représentativité des équilibres géopolitiques actuels. Mais surtout, on le voit bien en Syrie où Bachar Al-Assad continue de massacrer son peuple sous le regard impuissant de la communauté internationale, il faut pouvoir parfois passer outre le droit de véto au Conseil de sécurité. A cause des vétos de la Russie et de la Chine, les Nations Unies ont montré une nouvelle fois (après les massacres en ex-Yougoslavie, le génocide rwandais, les atteintes au Droits de l'Homme commises en République Démocratique du Congo, en Tchétchénie, à Gaza, au Sri-Lanka, etc.) leur impuissance à empêcher que des crimes contre l'Humanité soient réalisés par des gouvernements en place.

C'est pourquoi les écologistes proposent une réforme en profondeur du Conseil de sécurité de l'ONU avec une meilleure représentativité de sa composition afin de prendre en compte la montée en puissance des Etats émergents et de plus grandes capacités à faire appliquer les résolutions onusiennes (vis-à-vis des territoires palestiniens notamment, alors que l'actuel gouvernement israélien continue sa politique illégale de colonisation ou le maintien en détention dans des conditions effroyables de milliers de prisonniers politiques palestiniens). L’objectif à terme serait un abandon du droit de véto, arme surannée qui finit par se retourner contre les peuples. Il s'agit tout simplement de se donner les moyens d'appliquer tous les grands textes internationaux qui protègent les êtres humains et leur environnement mais qui restent encore aujourd'hui lettre morte faute de volonté politique. Les fameux objectifs du millénaire pour le développement par exemple (les fameux OMD), qui se donnaient comme objectif d’éradiquer la pauvreté sur la planète en 2015, que sont-ils devenus ? Depuis la crise financière de 2008, ils semblent être passés totalement au second plan, à l’image de la lutte contre le réchauffement climatique. 

C’est pour tout cela que nous portons la vision d'une réforme en profondeur de l'architecture internationale, pour prendre en compte cette nouvelle donne, avec la remise au centre du dispositif institutionnel international des Nations Unies profondément réformées. Il convient également d’engager à terme la dissolution des G8 et G20, organisations informelles à très faible légitimité démocratique qui pourtant décident aujourd'hui en sus et place de l'ONU. De même, l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), le Fonds Monétaire International (FMI) et la Banque mondiale devraient voir leurs règles soumises aux normes internationales sociales et environnementales des instances onusiennes, telles l'OIT (Organisation internationale du Travail), l'OMS (Organisation Mondiale de la Santé) ou encore l'UNESCO. La France doit enfin porter haut et fort la création d'une Organisation mondiale de l'environnement, en cours de formation actuellement, qui soit une institution internationale dotée de réels pouvoirs de coercition, notamment à l'encontre de multinationales ou d'Etats qui se rendraient responsables de pollutions majeures. Ce dernier point devra être concrétisé lors de la Conférence de Rio + 20 de juin prochain. Sur tous ces sujets, le nouveau Président ne peut pas se payer le luxe du statut quo et de manquer son rendez-vous avec l’Histoire.

… et d’une planète enfin débarrassée du feu nucléaire

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Et que dire de la force de frappe nucléaire de la France. Alors que cette arme n'est plus aujourd'hui opérante, obérant le budget militaire et étant de plus en plus critiquée par les militaires, la classe politique continue à défendre ce mythe qui empêche l'armée de s'adapter aux nouvelles formes de conflit.

La question fondamentale de la prolifération nucléaire, on le voit notamment avec l’Iran, fait peser sur l’humanité toute entière le poids d’une menace apocalyptique en totale contradiction avec la nécessaire prise en compte des générations futures. Que le Président de la République française cesse d’être le VRP du nucléaire civil pour au contraire être à l’initiative avec ses corolaires européens d’une reprise des négociations sur le désarmement global paraît être bien plus une politique réaliste et digne de la France que celle menée jusque là par Nicolas Sarkozy. Surtout avec des Etats-Unis qui, sous l’égide de Barack Obama, demandent depuis 2008 la réouverture de négociations sur le sujet. Des années 60 aux années 90, avec le Traité de non prolifération (TNP-1968), puis SALT1 et SALT2 en 1972 et 1979, puis START 1 et START2 en 1991 et 1993, la communauté internationale prenait pleinement conscience du risque énorme de la prolifération des armes stratégiques. Un certaine relâchement a été observée depuis. Le Président Hollande a pleinement vocation à reprendre l’initiative sur le sujet.

Plutôt que de se draper dans les oripeaux surannés d’ancienne puissance impériale, comptant encore sur son arme nucléaire pour faire entendre sa voix, la France aurait mieux à faire en renouant clairement avec sa vocation première, celle que lui confère l’histoire, défendre partout où elle le peut, et clairement, sans double discours ou choix à la carte, les droits humains, auxquels elle ajouterait le défi majeur de notre siècle, la défense de l’environnement. Etre à l’initiative pour répondre à tous les nouveaux défis peu abordés par la classe politique française actuelle, écologistes exceptés : raréfaction des matières premières et des énergies non renouvelables (pétrole en premier lieu), crise alimentaire, diminution des ressources en eau potable, dérèglement climatique entrainant l’élévation du niveau de la mer et des mouvements massifs de population (les « réfugiés climatiques ») ou encore inégalités économiques entre les peuples. En cherchant à répondre à ces défis plutôt que de courir après des chimères, la France y retrouverait plus surement cette « grandeur » dont tant de gens semblent aujourd’hui être nostalgiques.

Tout cela ne se fera certainement pas en un jour, mais avec François Hollande élu, il s’agit de mettre tout de suite en œuvre le changement en matière de politique étrangère, car sur ce sujet comme sur les autres, l’état de grâce risque bien de ne pas durer. Alors comme le dit la dernière couverture de l’hebdomadaire Politis : « dépêchons-nous de rêver ».  

 

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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Mardi 10 janvier 2012 2 10 /01 /Jan /2012 10:48

Edito 2012 pour la commission Transnationale d'Europe Ecologie Les Verts:

 

Lorsque l’on dresse un bilan des évènements s’étant produits tout au long de l’année 2011 sur la scène internationale, on est d’emblée pris de vertiges par leur nombre impressionnant: les révolutions arabes, avec la chute de Ben Ali en Tunisie, suivie de celle d’Hosni Moubarak en Egypte, les bombardements occidentaux en Libye et la mort de Mouammar Kadhafi, le séisme au Japon et la catastrophe nucléaire de Fukushima, la crise financière internationale et son évolution vers une très grave crise des dettes « souveraines » en Europe, les mouvements des Indignés, qui se sont levés un peu partout dans le monde (Etats-Unis, Chili, Grèce, Espagne, etc.), la répression sanglante de Bachar Al Assad sur son propre peuple en Syrie, la mort du dictateur Kim Jong Il en Corée du Nord, etc.

 

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Toute chose étant égale par ailleurs, 2011 semble avoir quelques similitudes avec 1989, lorsque l’effondrement de l’empire soviétique ouvrait la voie à de multiples bouleversements sur la scène internationale. Quelques-uns, comme le chercheur américain Francis Fukuyama, déclaraient alors que nous assistions à la « fin de l’histoire », à l’avènement partout sur la planète de la démocratie de marché suite à la fin de l’URSS. Puis Samuel Huntington (alors professeur à Harvard) nous persuadait qu’au contraire nous allions assister à un « choc des civilisations », principalement entre la « civilisation musulmane » et la « civilisation occidentale », la première n’étant dictée que par un Islam rigoriste tandis que la deuxième était portée par la démocratie, la liberté et s Unis on libre-échange intrinsèque. Ces civilisations ne pouvaient donc que se heurter dans leurs valeurs fondamentalement opposées, et les attentats du 11 septembre 2001 venaient valider spectaculairement cette thèse.

 

Or on s’aperçoit bien aujourd’hui à quel point toutes ces théories étaient fallacieuses et dangereuses :

 

Fallacieuses, car 2011 nous a démontré que non seulement les pays arabes avaient soif de démocratie et de liberté, mais que, à l’opposé, le libéralisme économique et le tout marché, étant censés être les vecteurs incontournables de la démocratie, pouvaient au contraire en être les fossoyeurs, lorsque par exemple des agences de notation et des investisseurs arrivent à provoquer la chute de gouvernements élus par le peuple (comme en Grèce ou en Italie, quoi que l’on puisse penser par ailleurs de tel ou tel gouvernement) .

 

Dangereuses, car soi disant au nom de la démocratie de marché, les Etats-Unis ont attaqué l’Irak en 2003. Alors que les troupes américaines ont commencé à se retirer en 2011 et que les bilans fleurissent, on entrevoit parfaitement le véritable désastre de l’intervention américaine en Irak. Tandis que des centaines de milliards de dollars, qui auraient pu bien mieux servir, ont été dépensés en armes et en bombardements, et que des milliers de vie humaines ont été sacrifiées (plus de 110 000 civils irakiens et près de 4500 soldats américains), soit disant au nom de la démocratie, l’immolation d’un jeune diplômé tunisien désespéré, vendeur de fruits et légumes à la sauvette dans les rues de Sidi Bouzid, dans le sud tunisien, a allumé une étincelle qui a embrasé l’ensemble des peuples arabes. On peut cyniquement en conclure que le sacrifice d’un vendeur ambulant tunisien s’est montré bien plus efficace pour la démocratie dans toute la région que la plus puissante armée du monde. L’histoire retiendra son nom, Mohamed Bouazizi (photo, sur la place de Sidi Bouzid).

 

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Décidément non, la démocratie ne s’impose jamais de l’extérieur par les armes. « La fin est dans les moyens tout comme l’arbre est contenu dans la graine » nous dirait Gandhi. On risque de le voir malheureusement bientôt en Libye. Nous pourrons déjà l’observer en 2012, entre l’Irak et la Libye débarrassées de leurs dictateurs avec des bombardements massifs occidentaux, et une Tunisie qui s’est elle-même libérée de ses chaînes (la France s’étant pitoyablement illustrée au tout début de l’année 2011, pendant la débâcle de Ben Ali, en lui proposant l’aide de ses forces de l’ordre, par la voix de la ministre des Affaires étrangères de l’époque Michèle Alliot-Marie), lequel de ces pays évoluera vers plus de liberté et de démocratie.

 

Non vraiment, en 2012, ça commence à se voir, toutes ces vertus dont se pare un Occident encore présomptueux pour soi-disant exporter sa vision de la démocratie mais en fait principalement exploiter pour ses multinationales les richesses naturelles de ces pays (si la Libye de Kadhafi n’avait pas eu de sous-sol aussi pétrolifère, pas sûr que l’Otan serait aussi promptement intervenue, de même que la France pour faire également oublier l’épisode Kadhafi reçu en grandes pompes à Paris en 2007. Dramatique illustration en Syrie où les massacres de Homs entrainent de multiples condamnations mais aucune action efficace pour tenter un tant soit peu de stopper la folie meurtrière du régime, tant côté américain qu’européen).

 

La donne internationale a définitivement changé cette année, et il n’est vraiment pas dit qu’à l’avenir nos beaux discours sur la démocratie et le libre échange aient encore un impact sur la scène internationale. De leur coté, le Brésil, l’Inde, la Chine pour ne citer qu’eux, bouleversent le système économique planétaire sans s’encombrer de belles formules ou d’aventurisme interventionniste, mais en se servant pragmatiquement de « nos » armes économiques capitalistes. Ils risquent très bientôt d’imposer leurs vues (ils le font déjà dans certains secteurs, comme dans la monnaie pour la Chine) aux anciennes puissances impérialistes et considéreront alors, d’ailleurs à juste titre, que ce n’est qu’une revanche normale de l’histoire.

 

De même, ça commence à se voir, que le libéralisme économique débridé et le tout marché ne sont pas des vecteurs intrinsèques de la démocratie. Il n’y a qu’à voir la Chine d’un côté, jouant à fond le jeu du libre échange tout en maintenant d’une main de fer un système politique autoritaire, et la crise des dettes souveraines en Europe de l’autre, qui « impose » à des gouvernements démocratiquement élus des mesures impopulaires pour lesquelles ils n’ont pourtant aucun mandat démocratique.

 

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Quand au bilan climatique et environnemental de notre petite planète, pour être tout à fait objectif, il est simplement alarmant, pour ne pas dire désespérant, plus encore en 2011. Alors qu’aucune décision concrète n’a été prise au sommet de Durban, le réchauffement climatique continue son petit bonhomme de chemin dans une encore bien trop grande indifférence. Pour les gouvernements actuels, il semble que le réchauffement climatique et la crise environnementale, « ça commence à bien faire », la crise économique ayant balayé toutes les bonnes intentions sur son passage. Là aussi, ça commence à se voir, que l’inquiétude de nos gouvernants pour le réchauffement climatique n’était qu’une attitude politicienne surfant sur un « phénomène » d’opinion sans avoir pris la réelle mesure des enjeux historiques auxquels nous sommes confrontés, pour l’humanité et l’ensemble de la planète. Finalement, que pèse la vie sur terre face à la crise de la dette ?

 

Face à ce sombre tableau, l’écologie politique a de multiples solutions à proposer, du local au global, pour plus de transparence, de démocratie, une meilleure prise en compte des citoyens, une réconciliation avec le vivant et la planète, la sortie du dogme du libre échange et de la croissance à tout prix au nom du bon sens : une croissance infinie de production de biens matériels est physiquement impossible sur une planète aux ressources finies, etc. L’écologie politique va dans le sens de l’histoire, elle doit donc se confronter à l’exercice du pouvoir pour démontrer la pertinence de ses thèses. Elle le fait déjà, localement, dans de nombreux villes et villages, en Europe, mais aussi en Amérique du Sud, en Afrique, au Japon, etc. Au parlement européen, nous avons un groupe de 58 députés Verts, dont 15 français, qui font valoir d’autres voies, notamment en matière de sortie de crise. En France, nous avons désormais un Sénat majoritairement à gauche comptant en son sein dix sénateurs écologistes (Europe Ecologie Les Verts - EELV) depuis septembre dernier qui « secouent » un peu et dépoussièrent déjà par leur travail et leurs analyses la vieille institution. Les élections présidentielle et législatives pointent à l’horizon (avril-mai et juin 2012) et nous avons une excellente candidate à l’élection présidentielle, Eva Joly, qui, par ses origines, son parcours, sa carrière, par tout ce qu’elle représente, porte haut et fort la parole de l’écologie dans une élection qui ne nous ait pourtant guère favorable. A elle et à EELV de montrer que l’écologie politique porte également une autre voix en termes de relations internationales, multilatérale, décentralisée, pacifique, dénucléarisée, désarmée, etc., au final tellement plus réaliste et plus raisonnable pour l’humanité que les diplomaties française et européenne auxquelles nous avons pu assister ces dernières années.

 

Europe Ecologie Les Verts a également de solides chances d’obtenir un groupe de députés nettement plus important (nous n’en avons que trois actuellement) en juin prochain, pour renouveler un peu les bancs, par trop uniformes, de l’Assemblée nationale.

 

Néanmoins, ces bonnes nouvelles et perspectives ne doivent pas nous pousser à « noyer le bébé avec l’eau du bain ». Pour que nous continuions à susciter l’espoir, notre maxime de « la politique autrement » ne doit pas être abandonnée. La perspective du pouvoir ne doit pas nous griser au point de renoncer au non cumul des mandats, au respect du vote des militants et des minorités, à la nécessité de continuer à multiplier les adhésions et à s’ouvrir à la société civile pour devenir un grand mouvement, à la transparence dans les prises de décision, à la convivialité, la bonne humeur et le respect des échanges dans les réunions, etc. Là encore, Gandhi avait trouvé la bonne formule avec le « sois toi-même ce que tu veux voir dans le monde ». Car si la poursuite du pouvoir se fait en oubliant au passage ce qui est sans doute l’essence même de notre engagement – vouloir changer le monde -, là aussi ça va commencer à se voir, et ce serait extrêmement dommageable, pas que pour Europe Ecologie Les Verts, mais pour l’écologie politique dans son ensemble qui en France a su commencer à ressusciter l’espoir et la croyance en une certaine forme de politique. Cela étant dit, que 2012 voit en France l’arrivée de la gauche et des écologistes au pouvoir et la fin de la clique sarkozienne constitue le grand espoir de cette année à l’échelle nationale.

 

La scène internationale risque en tout cas de continuer à connaître dans l’année qui vient de multiples évènements et profonds bouleversements. Il y a d’ores et déjà prévu au menu, outre l’élection présidentielle en France d’avril-mai prochain, de nombreuses élections qui vont être déterminantes en 2012 : au Sénégal en février, en Russie en mars, au Mexique en juillet et bien entendu aux Etats-Unis en novembre. Nous n’allons donc pas chômer encore cette année sur l’international. 

 

En tous cas, le 21e siècle historique débute peut être en 2011, et non le 11 septembre 2001, comme l’ont trop hâtivement affirmé de nombreux observateurs. Que notre siècle s’ouvre sur la perspective de plus de systèmes démocratiques, notamment dans toute une aire, le « monde arabe », qui en était jusqu’à présent quasiment dépourvue, plutôt que sûr des attentats meurtriers aux Etats-Unis ayant entrainé dans leur sillage une guerre en Afghanistan, c’est tout de même nettement plus positif.

 

Alors qu’en 2012, les indignés d’ici et d’ailleurs, du monde arabe (Israël et Palestine notamment), de Chine, d’Iran, d’Inde, d’Amériques, auxquels les écologistes ne peuvent qu’intrinsèquement être liés, réussissent enfin à bien se faire entendre et que plutôt que de prophétiser la fin du monde pour cette année, nous assistions au commencement d’une nouvelle ère plus démocratique et plus responsable vis-à-vis des générations futures. Inch Allah !

 

Benjamin Joyeux

Janvier 2012

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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Dimanche 12 juin 2011 7 12 /06 /Juin /2011 15:10

Ca y est ! Depuis vendredi dernier, 14h, les inscriptions pour pouvoir voter aux primaires de l’écologie politique, et ainsi départager les quatre candidats en lice, sont closes. 32 896 personnes, plus du double du nombre des adhérents d'Europe Ecologie - Les Verts, se sont enregistrées sur le site des primaires et devront donc départager entre le 15 et le 23 juin prochains Henri Stoll, Stéphane Lhomme, Nicolas Hulot et Eva Joly.

La première bonne nouvelle est que l’on n’a jamais autant parlé d’Europe Ecologie – Les Verts, et que ce parti semble enfin prêt à peser sur l’échiquier politique à la hauteur de ce que représente en 2011 l’écologie politique pour l’opinion publique française. Malgré son peu de moyens comparé aux « grandes » formations politiques telles que le PS et l’UMP, il faudra désormais (mais on l’avait compris depuis les Européennes de 2009) compter avec EELV.

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(2e débat de la primaire d'EELV à Paris, jeudi 9 juin 2011)

La seule question qui vaille maintenant, c’est de savoir quelle campagne les écologistes doivent mener pour la présidentielle de 2012. Les deux débats qui se sont jusqu’à présent déroulés à Paris et à Toulouse, et auxquels j’ai pu assister en direct,  ont permis d'illustrer les divergences entre ce que l'on nomme dans la presse "l'écologie de combat" (Eva Joly) et "l'écologie de la pédagogie" (Nicolas Hulot). Les deux candidats s'en sont bien sortis, et les deux autres (Stéphane Lhomme et Henri Stoll) aussi d'ailleurs. Ils se sont tous montrés prêts quoiqu'il advienne à porter le programme décidé collectivement par Europe Ecologie - Les Verts. Et au final, s'il n'y a qu'une seule personne véritablement issue des Verts (Henri Stoll, Stéphane Lhomme n'était pas adhérent jusqu'à présent), nos quatre candidats illustrent et l'ouverture de notre mouvement, et sa diversité. 

Quoiqu’il advienne, la ou le candidat qui sortira en tête des primaires devra porter le programme du parti EELV, et les trois autres auront la responsabilité de faire campagne à ses côtés.

Reste la façon d’incarner ce programme, et c’est pourquoi, et ces quelques lignes n’engagent que moi, je pense qu’Eva Joly est la meilleure des candidates.

Certes elle a un accent, certes elle parle lentement et n'est pas la meilleure des bretteuses en débat. Mais elle incarne tellement de choses: la justice contre les puissants, les pétroliers, les paradis fiscaux, les multinationales de toutes sortes, celles qui pillent l'Afrique et ses ressources, ses minéraux, ses terres rares, etc. Au Parlement européen, en tant que présidente de la commission du développement, elle a montré son inflexibilité face à la puissance des lobbys industriels et financiers, etc. Avec son accent étranger et son parcours, arrivée en France sans parler un mot de la langue comme jeune fille au pair à peine sortie de l'adolescence, devenue secrétaire, puis magistrate après avoir passé le concours à trente ans, etc.

Voir http://www.arretsurimages.net/vite.php?id=11035

Eva Joly incarne la persévérance et la résistance. 

Face à cela, j'observe que Nicolas Hulot joue très bien le jeu d'EELV. Il se plie aux règles, multiplie les rencontres et les débats, se montre ouvert, sympathique, pédagogique, etc. Mais lorsqu'il laisse parler son inconscient, comme après quelques verres le vendredi soir du Congrès d’EELV à la Rochelle, il ne peut dissimuler sa sympathie et sa proximité pour Jean-Louis Borloo. Dans les mêmes circonstances, je suis sûr que demain il ne pourrait dissimuler bien longtemps son admiration et sa sympathie pour Jacques Chirac. Et cela est assez rédhibitoire pour l’électorat écolo. Je trouve cependant l'exploitation politicienne permanente des petites phrases assez pénible et on ne va pas passer notre temps à faire un procès d'intention à Hulot. Ce qui compte en effet, c'est l'avenir et non le passé, et Nicolas Hulot semble à présent avoir fortement évolué, notamment sur les questions sociales  

Ainsi, plutôt que d'une posture moraliste ou politique, je défendrai une posture électoraliste sur pourquoi il faut voter Eva Joly, puisque c'est le principal argument des pro Hulot, comme Gilles Lemaire, ancien secrétaire national des Verts et pourtant très à gauche d’EELV, et même José Bové, que l’on ne peut vraisemblablement pas soupçonner d’accointances avec les multinationales. Ils sont tous persuadés que Nicolas Hulot doit être le candidat des écologistes car il fera un meilleur score. 

Et je ne suis pas du tout d'accord avec cette analyse : en effet, le vote contestataire risque d'être très élevé lors des prochaines présidentielles. Et le parti qui fera le meilleur score au premier tour sera celui qui attirera le plus des voix des contestataires. 

En stratégie électorale, il y a un terme pour désigner un parti qui accueille la majorité des voix anti gouvernement et «anti système » : on parle de « structure d’accueil ». Le parti « structure d’accueil » est ainsi le parti qui réussi à faire voter pour lui la plupart des mécontents à une élection donnée. En période de crise, l’électorat anti système qui se rue sur la structure d’accueil est celui qui fait l’élection. Pour capter cet électorat, le parti développe ainsi à fond le discours de l’anti, du contre, de la « rupture » (rappelez-vous le Sarkozy de 2007). Le pire exemple de l’histoire est le parti nazi qui est passé sous la République de Weimar de 3% des voix vers 1928 à presque 20% deux ans plus tard, et on connaît la suite, car il avait su mieux que tous les autres capter les mécontentements de la crise de 1929.

En 2012, les candidat(e)s qui donneront l'impression de faire partie du sérail, de ce qu'Hervé Kempf nomme « les oligarchies » (financières, politiques, médiatiques), n'attireront sans doute pas les voix de toutes celles et ceux qui en ont raz le bol, et ils sont largement majoritaires dans notre pays. Seule Marine Le Pen et l'abstention les attirent pour l'instant. Or je ne vois pas comment Nicolas Hulot pourrait attirer sur son nom cet électorat, lui qui dans la mémoire collective reste et restera le présentateur vedette d'Ushuaïa sur TF1. C'est pour cela que je ne crois pas à tous les sondages qui nous donnent un score à deux chiffres avec Nicolas Hulot. 

Je pense à l'heure actuelle que la seule chose qui différencie Eva de Nicolas est le déficit de notoriété pour la première. Or si comme je l'espère elle devient notre candidate à la présidentielle, ce déficit sera très rapidement comblé. 

Eva-manif-du-premier-mai.JPG

(Eva Joly en compagnie de Julien Bayou à Paris lors de la manif du 1er mai cette année)

La seule chose qui compte est « quelle campagne voulons-nous »? Puisque de toute façon, comme je l’ai déjà écrit, les deux (les quatre pardon) candidats porteront notre programme. Et je suis persuadé qu'il faut que l'on fasse une campagne sur le mode « écologie de combat ». D'après toutes les enquêtes « quali », comme disent les « professionnels de la profession », seuls deux partis dans la tête des gens ne font pas partie de ce qu'ils désignent comme « le système »: le Front National et Europe Ecologie - Les Verts. Si nous avons un candidat qui « incarne » le système, les voix récoltées au centre ne pèseront pas lourd face à toutes celles perdues à gauche, à l'extrême gauche et surtout dans le camp des abstentionnistes et des dégoûtés de la politique.  

Eva Joly reste et restera la juge de l'affaire Elf, celle qui a voulu mettre les puissants en prison et celle qui se bat contre l'oligarchie:

Lire notamment http://www.bastamag.net/article1551.html

C'est vraiment l'anti Marine Le Pen, et c'est pour cela que malgré tous les sondages, je pense que c'est la plus susceptible de faire le meilleur score, malgré également ses faiblesses à l'oral qui pourraient être compensées par le choix d'un excellent porte-parole. Et d'ailleurs Nicolas Hulot, excellent pédagogue et communiquant, serait très bon dans ce rôle. 

C'est pour cela qu'au final je suis pour qu'Eva gagne les primaires, puis que l'on fasse ensuite un ticket avec Nicolas Hulot pour faire une campagne collective à contre courant qui dirait avant toute chose qu'il faut en finir avec la Ve république et son régime présidentiel anti démocratique. Mais là on va encore dire que je suis complètement naïf ou utopique. Au départ, je souhaitais même qu'on fasse une campagne collective avec toutes nos « vedettes » et qu'on tire au sort un nom juste avant le dépôt au Conseil constitutionnel.

Car pour finir, malgré tout, il faut bien garder en tête que la présidentielle française est vraiment une « maladie », là-dessus je suis complètement d'accord avec Dany Cohn-Bendit, et pour moi le meilleur remède est Eva Joly (dans le cadre d'une campagne collective et dans l'optique de faire d'EELV une structure d'accueil pour tous les dégoûtés de la politique). Mais Nicolas Hulot a néanmoins toute sa place au sein d’EELV, qui se doit de rassembler bien au-delà des Verts historiques pour être demain majoritaire, battre Sarkozy, et enfin mettre en œuvre la transformation écologique dont notre société a tant besoin. Et grâce à Henri Stoll, la cravate en bois (bois certifié bien sûr) sera bientôt le dernier accessoire à la mode dans les soirées branchouilles parisiennes. 

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 23 septembre 2010 4 23 /09 /Sep /2010 11:33
Le Collectif Sauvons les riches, qui a passé un bon moment à compter les points dans les affaires Woerth-Bettencourt-Banier-Wildenstein-Sarkozy repart à l'assaut.

Sur un cas tout aussi desespéré pour la médecine, mais pas pour Sauvons les riches : Jacques Chirac.
 
Vous le savez peut-être, le Conseil de Paris se verra proposer lundi 27 septembre un protocole d'accord entre l'UMP et la Ville, sorte d'échange.

En échange d'un remboursement de 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million serait acquitté par l'UMP et le reste par le justiciable Jacques C, la ville de Paris retirerait sa constitution de partie civile, de sorte que l'ancien président se retrouverait sans adversaire au tribunal, fin 2010 ou début 2011, le parquet demandant la relaxe de Jacques Chirac.
 
Pour Sauvons les riches et l'association Anticor,  l’argument de la bonne gestion et de la réparation civile pèse malheureusement trop peu face au risque de « justice à deux vitesses ». Nous ne réclamons ni vengeance ni acharnement, mais simplement le fonctionnement normal et équitable de la justice. A l’heure où la justice française est si dure avec les faibles, elle ne doit pas se révéler, une fois de plus, si douce avec les puissants.

Ceux qui édictent les lois doivent être les premiers à les respecter.

A vous de l'expliquer aux membres du Conseil de Paris d'ici lundi.

Et rendez-vous lundi !

L'équipe de Sauvons les riches.
www.sauvonslesriches.lu

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Sauvons les riches
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