Partager l'article ! La guerre du Liban, une catastrophe aussi écologique: La guerre du Liban de juillet 2006 a eu des conséquences dramatiques non seulement sur l ...
La guerre du Liban de juillet
Toutes les infrastructures du pays ont également subi à très grande échelle les contrecoups de cette guerre. Le coût total des destructions est estimé à plus de 15 milliards d’euros, handicapant sérieusement l’avenir immédiat de l’Etat libanais. 31 points vitaux, comme les aéroports, les ports, les centrales électriques, les stations d’épuration, ont été partiellement ou totalement détruits, de même que 25 stations services et près de 900 centres commerciaux. Deux hôpitaux publics ont été rayés de la carte, à Bint Jbeil et Meis al-Jebel, et trois autres sérieusement endommagés.
A ces chiffres dramatiques vient s’ajouter une catastrophe environnementale, celle de la marée noire provoquée par le bombardement israélien de la centrale électrique de Jiyé, à
Une marée noire est apparue au large des côtes syriennes, sur près de
Une réunion organisée par des agences des Nations unies présentes en Méditerranée a eu lieu en Grèce, dans le port du Pirée, le 17 août, en présence de ministres turcs, grecs, libanais et d’un représentant de
Les différents participants y ont expliqué que les hostilités, et notamment le blocus imposé par l’Etat hébreux sur le Liban depuis le 12 juillet, les avaient empêchés d’effectuer une évaluation des dégâts, alors que l’on sait que le fioul lourd est très difficile à éliminer.
Les Nations unies réclament aujourd’hui 50 millions d'euros pour venir à bout de cette marée noire, grave menace pour l’environnement de toute la région. De nombreux bénévoles tentent à l’heure actuelle de nettoyer les plages de Beyrouth, à l'aide notamment de tuyaux censés absorber le pétrole.
Si l’heure est à l’urgence, notamment celle de tout faire pour empêcher la marée noire de s’étendre, il faudra bien ensuite désigner les responsables de cette catastrophe, en premier lieu l’armée israélienne. Dans un discours prononcé à Haïfa, le 28 août, devant les maires des villes touchées par des roquettes Katouchia, le premier Ministre israélien Ehoud Olmert (photo) a concédé que tout n'était pas allé pour le mieux dans ce conflit.
« Nous n'étions pas préparés comme nous aurions dû l'être, a-t-il reconnu. Il y a eu des manquements, voire des échecs. Même si le bilan général est positif, nous ne devons pas masquer ces défaillances. »
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