Le gouvernement la semaine dernière nous offrait une nouvelle fois un bel exercice de cacophonie à propos des OGM. Alors que Nathalie
Kosciusko-Morizet (NKM pour les intimes) défendait un amendement déposé par un député communiste pour défendre un label territorial garanti sans OGM, la majorité UMP, lobbyisée par les semenciers
et l'agro-industrie, criait au scandale. La secrétaire d'Etat se retrouvait deréchef dans l'obligation de s'excuser, alors que 78% des Français soutenaient sa position. Mais s'excuser de quoi au
fait? De vouloir défendre une alimentation saine pour les générations futures? De refuser de livrer nos territoires à la firme agro-fasciste Monsanto? Merci au gouvernement de défendre les
multinationales des OGM au détriment de notre santé. J'ai été personnellement victime d'un cancer digestif et je ne tiens pas à avoir à réaffronter une chimio dans quelques années à cause de la
contamination de la nourriture dans nos assiettes, parce qu'une bande de vieux parlementaires n'est pas foutu de voir plus loin que le bout de sa fourchette.
En attendant, un tract de mes amis des jeunes Verts et d'autres formations de la gauche résumant parfaitement la situation, et un dernier rappel puisque visiblement la majorité de la clique à
Fillon n'a pas compris: les OGM, nous n'en voulons pas dans nos assiettes!!! Et nous sommes majoritaires dans notre pays.
"Appel Unitaire de la jeunesse sans OGM
Nous vivons actuellement un des grands tournants de l'histoire du monde. Ce mot d'ordre est loin d'être innocent. Il y a comme quelque chose
d'extrêmement sensible qui est train de se passer. Nous avons décidé de ne pas nous laisser faire car il ne s'agit pas d'une grogne
qu'il faudrait taire, d'un simple chahut ou d'une manipulation. Nous avons décidé de prendre en charge notre destin et de manifester
notre colère sur les conséquences d'actes irréfléchis que nous allons subir.
Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature.
Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Précisons que, loin d'être dogmatiques, nous
ne sommes pas opposé-e-s aux cultures d'OGM en milieu confiné et à des fins de recherche scientifique. Mais nous voulons être protégés.
Demain, à cause de la décision du gouvernement et du vote de la majorité parlementaire, nous risquons de trouver dans
nos assiettes des produits génétiquement modifiés dont personne ne connaît l'impact à long
terme sur notre santé comme sur la biodiversité.
La société et sa jeunesse crient leur malaise
face aux OGM. Alors qu'hier le Grenelle de l'environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd'hui notre avenir
?
Il ne s'agit pas seulement d'une question de solidarité entre générations. C'est aussi et surtout une question de modèle
de société et de gestion du risque. Plutôt que de les accepter aveuglément, la société doit prévenir les risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.
Aujourd'hui, nous tirons la sonnette d'alarme pour éviter l'hémorragie.
Le gouvernement et la majorité parlementaire sont prêts à nous sacrifier. Aujourd'hui ils
sont informés, demain ils ne pourront pas dire qu'ils ne le savaient pas !
Nous demandons une plus
grande écoute de la société civile afin d'appréhender tous les dangers, d'en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en œuvre le principe de
précaution.
Nous lançons ensemble un
appel à la jeunesse afin de prévenir d’éventuels drames humains, de protéger notre santé et notre planète.
Nous vous invitons à signer cet appel et vous donnons rendez-vous pour une prochaine action "coup de poing" avant que le projet de loi ne soit débattu au Sénat puis à
l’assemblée nationale."
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