Mardi 22 avril 2008

Comme concilier lutte contre la déforestation de la forêt amazonienne et combat contre l’expansion du virus du Sida au Brésil ?

Le gouvernement de Lula vient de trouver une solution miracle: fabriquer des préservatifs. Attention, pas de vulgaires capotes en latex fabriqués en Chine et exportées  vers l’Ouest par centaines de millions chaque année, non, qui plus est des préservatifs « bios » !

Le lundi 7 avril, des ministres du gouvernement brésilien ont inauguré, à Xapuri, petite ville de l’Etat de l’Acre en pleine forêt amazonienne, la première usine de préservatifs fabriqués en Amazonie, à base de lait de latex issu des hévéas de la région. En offrant par ce biais un débouché économique aux récoltants de caoutchouc, le gouvernement brésilien espère les dissuader d’arracher les arbres de la forêt pour récupérer des terres agricoles comme ils le faisaient jusqu’alors, afin de se reconvertir dans la récolte et la vente de latex. L’usine, qui a coûté 8 millions d’euros, devrait fabriquer une centaine de millions de préservatifs par an et permettra au Brésil de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine en la matière.

Au nom de la lutte contre le Sida (le Brésil est le pays d’Amérique Latine le plus touché par le virus), le gouvernement avait distribué gratuitement l’année dernière pus de 120 millions de préservatifs. Les Brésiliens savent ce qu’il leur reste à faire pour lutter contre la destruction des « poumons » de la planète.

En tous cas, bien que le projet semble sympathique, il faudra plus qu'une usine de préservatifs pour à la fois protéger la forêt amazonienne et offrir à la population locale des possibilités de s'en sortir, sans parler des risques environnementaux liés à l'implantation d'une nouvelle activité industrielle en pleine Amazonie.

par Ben publié dans : Environnement

Recherche

BinJaminNewsletter

Inscription à la newsletter
Blog : Sport sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur avec TF1 Network - Signaler un abus