
A ne surtout pas manquer pour ceux qui veulent un peu comprendre comment fonctionnent nos médias en France et pourquoi à chaque enquête d'opinion les gens semblent leur faire de moins en moins confiance:
"Almanach critique des médias", aux éditions les Arènes, est un petit bijou pamphlétaire qui est plutôt fait pour rendre notre temps de cerveau humain totalement indisponible aux inepties médiatiques. Une soixantaine de personnes y ont participé dont ceux de PLPL, d'Acrimed... De l'"affaire" du RER D totalement inventée au lynchage d'Outreau en passant par l'affaire du petit Grégory, une plongée en apnée, qui ne fleure pas toujours bon la déontologie, dans l'univers impitoyable de nos chers grands médias.
par Ben
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Q lture
Ca, c'est une plantation de bananes à l'hacienda Canas, près de Guayaquil, dans le sud de l'Equateur. Nous avons eu droit, en septembre 2005, à la visite de cette exploitation gérée par Dole, la grosse multinationale américaine de la banane. Il paraît, d'après le bras droit du chef de l'hacienda, que la vie est belle pour les ouvriers du coin. Et c'est de la banane naturelle, avec "très peu" de pesticides. Ces bananes vertes sont quand même très très vertes. Et il me semble que la dame n'est pas en train de les arroser avec de l'eau. Ne t'inquiète pas, gentil consommateur occidental toujours inquiet pour ta santé plus que pour celle de ces ouvriers du Sud, elles seront presque jaunes arrivées chez toi.
par Ben
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Equateur

Ha Bénarès, ou Varanasi de son nom hindi. Ville on ne peut plus sacrée dans la mythologie hindoue. Lorsque l'on sent que la fin de sa vie est proche, il est temps de prendre la route direction Bénarès, pour aller s'éteindre près du mythique "Ganga", le Gange, le fleuve sacré. Les plus pûrs (femme enceinte, enfant, vieillard sadhu, vache...), une fois mort, sont confiés tels quels aux eaux du grand fleuve. Les autres hindous doivent d'abord être purifiés par le feu. On répandra ensuite leur cendre sur l'eau. Sympa! Nous avions eu droit avec l'ami Bruno et quelques autres à la visite du "crématorium local" en ce mois d'aôut 2003. Spectacle dantesque déconseillé aux âmes sensibles ou peu de temps après un repas copieux.
par Ben
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Inde

Durant l'été 2004, en Inde, dans un village du Nord du Madhya Pradesh. Cette femme pleure car elle et ses enfants sont menacés d'expulsion. Ils ont une patta, un droit de propriété, mais l'administration vient de leur annoncer qu'elle ne vaut rien. Evidemment elle est vide, mais comme cette femmme ne sait pas lire... Ils sont plusieurs millions de "tribaux" à vivre cette réalité dans les campagnes indiennes, loin des centres urbains et du "miracle économique" du Sous Continent. L'Inde, c'est 35 millions de classes moyennes, avec un pouvoir d'achat équivalent au nôtre, pour 700 millions de paysans travaillant à la main. Ces derniers s'en foutent du "trickle down effect" (théorie économique selon laquelle en Inde, l'ouverture des marchés va d'abord profiter à quelques uns pour ensuite s'étendre à toute la population). Ils subissent plutôt l'implantation de multinationales qui achètent des terres à l'administration, qui se charge elle de virer les indésirables. Allez hop, dehors les romanos!!! Voir aussi le projet des barrages de la Narmada. Arhundaty Roy en parle très bien dans son recueil de textes "l'Ecrivain-militant" publié en Poche.
par Ben
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Inde
