Petite piqûre de rappel pour Sarkozy et tous les partisans des mesures musclées prises actuellement à l'encontre des sans papiers et immigrés:
Est admis à l’exercice des droits de citoyen français, selon la Constitution du 24 juin 1793, Art 4 : « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis ; - Tout étranger âgé de vingt et un ans accomplis, qui, domicilié en France depuis une année - Y vit de son travail - Ou acquiert une propriété - Ou épouse une Française - Ou adopte un enfant - Ou nourrit un vieillard ; - Tout étranger enfin, qui sera jugé par le Corps législatif avoir bien mérité de l’humanité - Est admis à l’exercice des droits de citoyen français ».
Article 9 de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme de 1948 : « Nul ne peut être arbitrairement arrêté, détenu ou exilé ».
La guerre du Liban de juillet
Toutes les infrastructures du pays ont également subi à très grande échelle les contrecoups de cette guerre. Le coût total des destructions est estimé à plus de 15 milliards d’euros, handicapant sérieusement l’avenir immédiat de l’Etat libanais. 31 points vitaux, comme les aéroports, les ports, les centrales électriques, les stations d’épuration, ont été partiellement ou totalement détruits, de même que 25 stations services et près de 900 centres commerciaux. Deux hôpitaux publics ont été rayés de la carte, à Bint Jbeil et Meis al-Jebel, et trois autres sérieusement endommagés.
A ces chiffres dramatiques vient s’ajouter une catastrophe environnementale, celle de la marée noire provoquée par le bombardement israélien de la centrale électrique de Jiyé, à
Une marée noire est apparue au large des côtes syriennes, sur près de
Une réunion organisée par des agences des Nations unies présentes en Méditerranée a eu lieu en Grèce, dans le port du Pirée, le 17 août, en présence de ministres turcs, grecs, libanais et d’un représentant de
Les différents participants y ont expliqué que les hostilités, et notamment le blocus imposé par l’Etat hébreux sur le Liban depuis le 12 juillet, les avaient empêchés d’effectuer une évaluation des dégâts, alors que l’on sait que le fioul lourd est très difficile à éliminer.
Les Nations unies réclament aujourd’hui 50 millions d'euros pour venir à bout de cette marée noire, grave menace pour l’environnement de toute la région. De nombreux bénévoles tentent à l’heure actuelle de nettoyer les plages de Beyrouth, à l'aide notamment de tuyaux censés absorber le pétrole.
Si l’heure est à l’urgence, notamment celle de tout faire pour empêcher la marée noire de s’étendre, il faudra bien ensuite désigner les responsables de cette catastrophe, en premier lieu l’armée israélienne. Dans un discours prononcé à Haïfa, le 28 août, devant les maires des villes touchées par des roquettes Katouchia, le premier Ministre israélien Ehoud Olmert (photo) a concédé que tout n'était pas allé pour le mieux dans ce conflit.
« Nous n'étions pas préparés comme nous aurions dû l'être, a-t-il reconnu. Il y a eu des manquements, voire des échecs. Même si le bilan général est positif, nous ne devons pas masquer ces défaillances. »
Après 5 semaines de pérégrinations en Inde, du Sud au Nord en passant par l’Est et l’Ouest (parcours en traits rouges grossiers), je reviens à Paris des images et des sensations plein la tête. Toujours aussi magique, ce pays, qui n’en est pas un mais des centaines, des milliers, rassemblés autour d’une entité, "India", est un paradis pour les photographes amateurs, pour les névrosés du matérialisme, pour les mystiques en mal de spiritualité, pour les sportifs, pour les nerveux, pour les moustachus bien sûrs, pour les fans de mode, pour les « pauvres » (en Europe qui deviennent presque riches en Inde), pour les acteurs, pour les danseurs, pour les sociologues, en herbe ou confirmés, pour les journalistes, pour les économistes, pour les politiques de toutes tendance, pour les amoureux du kitch, pour les cinéphiles ouverts d’esprit, etc. bref pour toutes celles et ceux qui sont curieux et veulent du « ailleurs ». En Inde, ils sont servis. Même ces saletés de Mac Do sont différents, avec comme un petit goût de « massala ». Pour tous les fatigués de la globalisation uniformisante, dépêchez-vous, l’Inde offre encore des sites, des quartiers, des croyances, des modes de vie survivance d’un monde autre, cyclique et sacré, mais ça ne va pas durer !
Allez, petite ballade touristique autour de quelques destinations incontournables ! Pour aujourd'hui l'Inde du Sud.
Après un atterrissage à Bombay, renommée en 1996 « Mumbai » par les extrémistes du Shiv Sena (groupement d’extrême droite réclamant une Inde « hindou » et passant leur temps à stigmatiser les musulmans, ça nous rappelle un peu chez nous), direction Goa. Ce n’est pas une ville comme on le croit souvent, mais un Etat, un des plus petits de l’Union indienne, ayant Panjim comme capitale. L’Inde, alors dirigée par Nehru, n’a repris ce territoire aux Portugais qu’en 1961. Depuis, c’est le paradis des touristes et surtout des hippies occidentaux qui viennent y passer l’hiver au chaud, allongés défoncés sur des plages paradisiaques. Pour les amoureux de la farniente, destination incontournable.
Voici Palolem Beach, tout au sud de Goa, l’une des plus belles plages de l’Etat, les vaches ne s’y sont pas trompées. On y loue des cases sur la plage et il n'y a plus qu'à se laisser aller. Par rapport à la chaleur étouffante et à la population écrasante du reste du pays, cet endroit peut être qualifié de "paradis indien". Il est magique de rester immbile sur la plage pour observer les pêcheurs au filet, utilisant les mêmes techniques depuis des temps immémoriaux sur leurs bateux en bois. Ils ne reviennent jamais bredouillent et les touristes du restaurant d'en face se font péter la pance le soir avec les fruits du travail de ces pêcheurs.
Allez, on descend un peu plus bas, vers Cochin, dans l'Etat du Kerala. Cochin regorge d'histoire. Vasco de Gama y débarqua en 1502, et il y mourut en 1524, dans le célèbre fort Cochin. Après les Portugais, les Hollandais s'y installèrent, puis les Anglais colonisèrent la ville. Aujourd'hui se sont les touristes.
Le nom de Cochin désigne l'agglomération Cochin ( Cochin est la partie ancienne de la ville, située à l'ouest, Ernakulam est la partie moderne). Cochin est réputé pour ses carrelets chinois, filets immenses et ancestraux, pour ses spectacles de Kathakali, théâtre traditionnel du Kerala très expressif et absolument époustouflant, et pour abriter une des diaspora juive les plus anciennes de la
planète. Aujourd'hui n'y résiderait néanmoins plus qu'une douzaine de sémites (photos d'un carrelet chinois au soleil couchant et d'un spectacle de Kathakali représentant une scène du Mahabarata, équivalent indien de l'Illiade et l'Odyssée).

L'Etat du Kerala est également une attraction touristique majeure pour ses fameux backwaters, canaux d'eau qui parcourent tout son territoire et sur lesquels il est de bon temps de se laisser porter au gré des eaux sur des ketuvallams, barques traditionnelles keralaises (voir ci-dessous).
Le Sud indien, moins visité que le Nord, constitue pourtant une destination féérique et encore quelque peu préservée du tourisme de masse. La surpopulation y est plus suportable, les cultures traditionnelles y sont très présentes, les paysages sont grandioses, bref que du bonheur, et je ne dis pas ça parce que j'ai écrit un guide sur l'Inde du Sud.
Petit rappel quand même: Inde du Sud, éd. Mondéos.
