En attendant, un tract de mes amis des jeunes Verts et d'autres formations de la gauche résumant parfaitement la situation, et un dernier rappel puisque visiblement la majorité de la clique à Fillon n'a pas compris: les OGM, nous n'en voulons pas dans nos assiettes!!! Et nous sommes majoritaires dans notre pays.
"Appel Unitaire de la jeunesse sans OGM
Nous refusons d'être les cobayes d'une expérience scientifique grandeur nature.
Nous refusons d'être sacrifiés sur l'autel d'un projet de loi autorisant les cultures d'OGM en plein champ. Précisons que, loin d'être dogmatiques, nous ne sommes pas opposé-e-s aux cultures d'OGM en milieu confiné et à des fins de recherche scientifique. Mais nous voulons être protégés.
La société et sa jeunesse crient leur malaise face aux OGM. Alors qu'hier le Grenelle de l'environnement voulait garantir un droit à produire et consommer sans OGM, pourquoi hypothéquerions-nous aujourd'hui notre avenir ?
Il ne s'agit pas seulement d'une question de solidarité entre générations. C'est aussi et surtout une question de modèle de société et de gestion du risque. Plutôt que de les accepter aveuglément, la société doit prévenir les risques sanitaires et environnementaux liés aux OGM.
Nous demandons une plus grande écoute de la société civile afin d'appréhender tous les dangers, d'en évaluer les risques par une véritable expertise indépendante, et de mettre en œuvre le principe de précaution.
Nous lançons ensemble un
appel à la jeunesse afin de prévenir d’éventuels drames humains, de protéger notre santé et notre planète.
Nous vous invitons à signer cet appel et vous donnons rendez-vous pour une prochaine action "coup de poing" avant que le projet de loi ne soit débattu au Sénat puis à l’assemblée nationale."
Voir le site:
Comme concilier lutte contre la déforestation de la forêt amazonienne et combat contre l’expansion du virus du Sida au Brésil ?
Le lundi 7 avril, des ministres du gouvernement brésilien ont inauguré, à Xapuri, petite ville de l’Etat de l’Acre en pleine forêt amazonienne, la première usine de préservatifs fabriqués en Amazonie, à base de lait de latex issu des hévéas de la région. En offrant par ce biais un débouché économique aux récoltants de caoutchouc, le gouvernement brésilien espère les dissuader d’arracher les arbres de la forêt pour récupérer des terres agricoles comme ils le faisaient jusqu’alors, afin de se reconvertir dans la récolte et la vente de latex. L’usine, qui a coûté 8 millions d’euros, devrait fabriquer une centaine de millions de préservatifs par an et permettra au Brésil de réduire sa dépendance vis-à-vis de la Chine en la matière.
Au nom de la lutte contre le Sida (le Brésil est le pays d’Amérique Latine le plus touché par le virus), le gouvernement avait distribué
gratuitement l’année dernière pus de 120 millions de préservatifs. Les Brésiliens savent ce qu’il leur reste à faire pour lutter contre la destruction des « poumons » de la
planète.
En tous cas, bien que le projet semble sympathique, il faudra plus qu'une usine de préservatifs pour à la fois protéger la forêt amazonienne et
offrir à la population locale des possibilités de s'en sortir, sans parler des risques environnementaux liés à l'implantation d'une nouvelle activité industrielle en pleine Amazonie.
Pour Nicolas Sarkozy, les défenseurs des droits de l'Homme qui ont légitimement montré leur refus d'offrir un blanc seing à la Chine et à sa politique répressive vis-à-vis du Tibet sont des "tibétophiles fous". Quant à la réaction de Louis de Brossia, pourtant sénateur UMP, qui avait appelé "tous les élus locaux de France à arborer le drapeau tibétain au fronton des édifices publics", et bien pour le locataire de l'Elysée "c'est aussi idiot que si les officiels chinois me demandaient de hisser le drapeau basque au fronton de l'Elysée".
Quoi ajouter à ce genre de connerie? Elle parle d'elle-même. Basques et Tibétains subiraient donc le même sort. Des policiers français tirent sur des Basques et en tuent des centaines dans notre beau pays sans que nous ne réagissions? Les autorités nient le droit aux Basques d'exister? C'est terrible!
Je propose donc au Président de partir en vacances d'abord au Pays Basque, sur les côtes landaises, puis après au Tibet. Ca pourrait être pour lui une expérience enrichissante. En tous cas, celui qui se présentait avant son élection comme le futur "Président des droits de l'Homme" nous offre aujourd'hui de belles leçons de géopolitique. Certes il défend bien les "droits de l'homme d'affaires".
Quoi ajouter, si ce n'est pauvre type et pauvre France? Heureusement que nombre de nos concitoyens, contrairement à leur président, sont encore actifs pour défendre le peu qu'il nous reste de dignité humaine dans ce pays en refusant, au nom de pseudo valeurs de l'Olympisme, de fermer les yeux sur des massacres. Tous ces gens qui ont manifesté lundi ont sauvé l'image de l'Hexagone, tout comme les militants qui refusent chaque jour que des personnes, sous prétexte qu'elles n'ont pas de papiers, soient traitées tels des parias. Merci à eux!
