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"Bin Jamin", ça signifie "sans terre" en Hindi, et comme je m'appelle Benjamin et que je loue mon appartement, c'est un bon titre pour mon blog.

On nous parle à longueur de temps de "Mondialisation heureuse" et de développement nécessaire et favorable à tous. Alors juste un petit blog,  pavé de plus dans la mare des joyeux chantres des bienfaits de la Globalisation. Il se base sur des expériences personnelles et s'adresse à tous les "sans", sans terre, sans air, sans droits, sans papiers, sans travail, sans toit, sans toi aussi d'ailleurs... Les récidivistes du stage s'y reconnaîtront. Ce blog se veut un modeste lieu de "résistance", ce au sens noble du terme.

Toute accusation d´affiliation à un groupe (si ce n'est les écolos un peu gauchistes, je le concède volontiers, de même que Sauvons les Riches qui prône une mesure de salubrité publique, le revenu maximum), parti, association, clubs de libéraux masochistes ou de néomarxistes, de joueurs de boules, de propriétaires de chien qui pue, de réhabilitation du clocher de Moussac ou de je ne sais quoi encore ne serait que fumisterie et vil procès d´intention.

Les propos rédigés en ces pages n´engagent que leur auteur afin de partager des points de vue, des expériences vécues, des constats lors de voyages à l'étranger, etc. Il s'agit de réfléchir, un peu, sur le développement, sur l'environnement, sur l'actualité, sur la politique, sur l'altérité sans trop d'austérité. Bin Jamin se veut un vecteur d'informations généralistes à tendance sociale et écologique, mais également nationale et internationale, avec un intérêt marqué pour le Sous-Continent indien, véritable laboratoire de la globalisation, de ses excès et des mouvements qui tentent d'y remédier.

Sa philosophie: " L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie. La vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit." (Gandhi)

Ou encore: "Le nouvel ordre mondial est en vigueur jour et nuit, selon le principe que celui qui ne produit pas, qui ne consomme pas et qui n'a pas d'argent pour le mettre en banque est inutile. Ainsi les immigrants, les sans terre, les sans toit sont traités comme les déchêts du système: ils doivent être éliminés." (John Berger)


Tous les commentaires sont les bienvenus, de même que les textes d'auteurs qui se sentent inspirés.
Lundi 4 mai 2009 1 04 /05 /Mai /2009 16:42



Mercredi 29 avril dernier en fin d’après midi, jusqu’à 350 personnes s’étaient données rendez-vous à l’Espace Fraternité d’Aubervilliers pour « refaire le monde » en compagnie d’Eva Joly, de José Bové et de nombreuses autres personnalités, avec Europe Ecologie dans le cadre des élections européennes du 7 juin prochain :

 

Beau succès donc pour ce rendez-vous d’Europe Ecologie dans un quartier populaire du département de Seine Saint-Denis (93), soit Aubervilliers. Le pari au départ n’était pourtant pas gagné: non seulement les élections européennes ne passionnent pas les foules (57,4% d’abstentionnistes en 2004, chiffre risquant de grossir encore en 2009), mais en plus beaucoup considèrent l’électorat écologiste naturel comme étant un électorat de « bobos », cadres et cadres supérieurs habitants les centres des grandes villes (Paris, Lyon, Marseille) et n’imaginent donc pas que l’on puisse organiser un grand meeting politique des écologistes dans une « banlieue »  parisienne du 93.

 

Et cependant, ce mercredi 29 avril, près de 350 personnes sont venues écouter des discours « écolos » et rencontrer des associations du territoire, ce malgré le ciel qui faisait des siennes et la relative difficulté d’accès à l’Espace Fraternité (pas de desserte directe en métro, arrêt de bus à plus de 500 mètres, salle située en plein cœur d’une zone industrielle en pleine rénovation, etc. ).

 

A partir de 17h, plusieurs associations d’Aubervilliers, du département de Seine Saint-Denis mais également de Paris prenaient place à l’intérieur de la salle. Celle-ci, conçue sur le modèle du Cabaret Sauvage du 19ième arrondissement de Paris, cirque avec une scène circulaire centrale entourée de bancs et de box, a permis de les accueillir chaleureusement, le temps ne permettant pas la constitution d’un village associatif extérieur. Le Centre d’Arts Plastiques d’Aubervilliers, l’association Survie, Cigales Ile de France, le collectif Biopiraterie, le MRAP 93, le Collectif des Sans Papiers du 93, le collectif Sauvons les Riches, une association de défense des Tamoules, l’association culinaire albertivillarienne Goûts et Saveurs du Monde, Ecodiff, les jeunes Verts, etc. avaient répondu présents.

 

A l’extérieur, la pluie ayant cessé, des jeux étaient proposés pour les enfants, ainsi qu’un spectacle d’animation en costumes, végétaux de surcroît, parfaitement dans le thème de la soirée, assuré par la compagnie Méliades (voir photos).

 

A l’intérieur, à partir de 18h30, le film « Eva joly, une justice malgré tout » était projeté tandis que la salle commençait tout juste à doucement se remplir.

 

Puis nous sommes entrés dans le vif du sujet. L’animation de la soirée était assurée par deux présentateurs de choc : Karima Delli, quatrième de liste Europe Ecologie en Ile de France, porte-parole de Jeudi Noir et ancienne secrétaire fédérale des Jeunes Verts, et Raphaël Yem, journaliste à Canal Plus et à Générations, fondateur du magazine Fumigène. Après leur entrée en fanfare, c’est tout d’abord le maire d’Aubervilliers, Jacques Salvator (PS), qui a pris la parole pour remercier tout le monde de s’être ainsi déplacé jusqu’à Aubervilliers, suivi par les mots d’accueil de Jean-François Monino, deuxième adjoint Vert au Maire d’Aubervilliers en charge de la voierie, des travaux, de la commission d’appel d’offres et de l’Agenda 21, et de Dominique Carré, élu de Pierrefitte-sur-Seine et président du groupe Vert de la communauté d’agglomération de Plaine Commune.

Après cette entrée en matière, à partir de 20h30, des personnalités civiles impliquées dans diverses combats écologistes sont intervenues : Etienne Cendrier, porte-parole de l’association Robin des toits, a expliqué la nécessité de son combat contre la multiplication des implantations d’antennes relais par les trois grands opérateurs de téléphonie mobile
. Michel Bourgain, Maire Vert de l'Ile-Saint-Denis, est ensuite intervenu sur les questions urbaines (logement, rénovations urbaines, éco-quartier fluvial, etc. ). Azouz Guerbi, Directeur de la régie de quartier La Maladrerie à Aubervilliers, s’exprimait sur les alternatives en banlieues, et notamment la nécessité, en cette période de crise, de soutenir les outils de l'économie sociale et solidaire. Jean-Jacob Bicep, adjoint Vert au maire du 20e arrondissement de Paris, a fait le topo des mobilisations aux Antilles contre la « profitasion ». Ce premier tour de prises de parole s’est conclu par l’intervention d’Hervé Kempf, auteur de deux ouvrages très remarqués, « Comment les riches détruisent la planète » et « Pour sauver la planète, sortez du capitalisme », qui a interpellé entre autre Europe Ecologie sur la nécessité d’instaurer le « revenu maximum admissible » (un revenu qui serait plafonné à 30 fois le revenu médian, soit la bagatelle de 44 000 euros/mois).

Venait ensuite le temps fort du meeting avec les allocutions des deux têtes d’affiche, Eva Joly, deuxième de la liste Europe Ecologie en Ile de France, et José Bové, premier de la liste Europe Ecologie dans le Sud Ouest, précédées d’une intervention d’Alain Lipietz, député Vert européen sortant, qui a présenté la proposition du « Bruxelles de l’emploi », incluse dans le programme d’Europe Ecologie pour réfléchir à la reconversion dans les emplois « verts » des anciens salariés de l’industrie automobile.

Présenté par Raphaël Yem comme LA juge anticorruption des années 90, qui souligne souvent à juste titre qu’ « il y a plus de délinquants dans le 92 que dans le 93 », Eva Joly est intervenue avec brio sur la nécessité de lutter contre les paradis fiscaux. José Bové quant à lui, le « héros de l’altermondialisme » pour reprendre les termes de Karima Delli, a souligné longuement la nécessité de « taxer les riches », insistant sur le combat mené depuis plusieurs semaines par le jeune collectif Sauvons les Riches (collectif s’étant constitué dans le cadre de la campagne Europe Ecologie afin de faire valoir la nécessité d’un revenu maximum à l’échelle européenne).



La Chorba pour tous, à l’aide de militants, assurait pendant ce temps la distribution des repas, offerts aux personnes présentes, succulents couscous végétariens et tagines de poulets arrosés de cidre, vin rouge et jus d’hibiscus.

 

La deuxième partie du meeting, avec la remise des « éco tartuffe awards », a débuté vers 22h, selon l’ordre ci-dessous :

 

-Eco-Tartuffe award « Entreprise et développement durable », décerné par José Bové.

Les nominés étaient Monsanto pour son action en faveur de la biodiversité (OGM), le groupe Bolloré pour son action en faveur du développement de l'Afrique et EDF pour son action en faveur de la transparence

EDF a gagné pour son service de sécurité toujours « à l'écoute » des écologistes toute l'année dont notamment l’espionnage de l'ordinateur de Yannick Jadot, à l'époque Directeur de campagne de Greenpeace.

 

-Eco-Tartuffe award de la moralisation du capitalisme, décerné par Eros Sana (photo)

Les nominés étaient le G20 pour son action en faveur de l'assainissement du milieu financier, TOTAL pour son action en faveur de l'emploi des jeunes et des pays en développement et la BNP pour ses nombreuses filiales dans les paradis fiscaux

Le grand gagnant était le G20 pour avoir réussi à maintenir la liste noire des paradis fiscaux une ½ journée et mention spéciale pour Sarkozy pour son action ferme en faveur de Monaco. Eva Joly a décerné une mention spéciale pour TOTAL

 

 

-Eco-tartuffe award « Internet »sous la forme d'un Ane d'Or, décerné par Mathieu Pasquini, coordination anti-hadopi, éditeur In libro Veritas

Les nominés étaient Franck Riester, député, pour son rapport impartial sur la loi création et internet, Christine Albanel, pour son action en faveur de la protection des artistes, Jean-François Copé, président des députés UMP à l'assemblée, pour la cohésion de son groupe, et l’inénarrable Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, pour son approche nuancée d'Internet et des internautes. ce denier s’est vu décerné un âne de bronze, d'argent et d'or, et un spécial pour l'ensemble de son œuvre, avec  notamment cette phrase :

« (..)Combien faudra-t-il de jeunes filles violées pour que les autorités réagissent ? Combien faudra-t-il de morts suite à lfabsorption de faux médicaments ? Combien faudra-t-il dfadolescents manipulés ? Combien faudra-t-il de bombes artisanales explosant aux quatre coins du monde ? Combien faudra-t-il de créateurs ruinés par le pillage de leurs œuvres ? »

 

-Eco-Tarfuffe award « gestion écolo de l'eau », décerné par Mireille Ferri, Vice-présidente Verte de la région Ile-de-France

Les nominés étaient la société « Cristalline » pour son action en faveur de la qualité de l'eau du robinet, le Syndicat des Eaux d'IDF (SEDIF) pour son action en faveur du prix de l'eau et Vivendi pour l'ensemble de son oeuvre

Le SEDIF a gagné, de même que son président André Santini, bien connu pour son utilisation d'une voiture au gaz naturel pour les élections régionales, mais qui a resigné un contrat avec Veolia pour la gestion de l'Eau. Ainsi, le prix de l'eau en Seine Saint-Denis est presque deux fois supérieur à la moyenne parisienne.

 

 

-Eco-tarfuffe award « Anti-discrimination », décerné par Pascale Ourbih, candidate Europe Ecologie en Ile de France.

Les nominés étaient ADECCO pour sa politique de recrutement non discriminatoire, l'Etat français pour la grande diversité de sa fonction publique et le gouvernement de François Fillon pour l'humanité de sa politique d'accueil des migrants.

 

C’est finalement Eric Besson, dit « judas », qui a gagné pour la deuxième fermeture de Sangatte par l'expulsion systématique des personnes qui vivent dans la « jungle » au mépris des droits humains les plus élémentaires.

 

Eco-Tartuffe award « Logement durable », décerné par Fatima Laronde, candidate Europe Ecologie en Ile de France.

Les nominés étaient ICADE, filiale de la Caisse des dépôts, pour sa politique en faveur du logement social, la Ville de Neuilly-sur-Seine pour le logement des familles modestes (2,5% de logements sociaux), et l'ANRU pour son exigence écologique dans la rénovation urbaine

ICADE, qui s'apprête à  brader son patrimoine public en vendant son parc social, a gagné par souci de bon voisinage (le siège étant à 200 mètres de l'espace fraternité).

 

Après ce dernier éco-Tartuffe award, peu après 23 h, les animateurs ont clôt le meeting et des navettes se sont chargées de raccompagner de nombreux militants sur Paris.

 

Le temps d’une soirée, les quartiers ont ainsi montré qu’ils pouvaient « refaire le monde » et que l’écologie n’était pas seulement un supplément d’âme vert destiné aux classes moyennes et supérieures des centres-villes, mais bel et bien un programme global de transformation de la société s’adressant à tous, et plus particulièrement aux habitants des quartiers populaires, bien souvent premières victimes de la crise économique et écologique actuelle.


Le prochain grand rendez-vous d’Europe Ecologie en Seine-Saint-Denis est le mercredi 27 mai à Montreuil, en compagnie d’Eva Joly et de Dominique Voynet.

Par Ben - Publié dans : Environnement - Communauté : Media - Actualité générale
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Lundi 27 avril 2009 1 27 /04 /Avr /2009 10:45



Venez faire le plein d'alternatives et d'initiatives le 29 avril,
à partir de 17h00, à l'Espace Fraternité à Aubervilliers, autour d'Eva Joly et de José Bové


Déroulé:

A partir de 17h00

Accueil sur la terrasse de l'Espace Fraternité

 

Village associatif

Espace jeux pour les enfants

Espace de création par les artistes de la villa Mai d'Ici

 

18h00

 

Projection à l'intérieur de l'espace fraternité

 

Eva JOLY une justice malgré tout (documentaire 52')

 

Play-list

 

Introduction / 20h00

 

Lancement de la soirée et présentation du programme (5 minutes)

par Raphäl YEM, journaliste

et Karima DELLI, candidate EE

 

Mots de bienvenue

 

- Jean-François Monino, élu d'Aubervilliers (5 minutes)

- Dominique Carré, Pdt des Verts de Plaine Commune (5 minutes)

 

Reprise animation

 

Projection d'un zapping (3-4 minutes) en introduction de la 1ère partie

 

avec extraits du film d'Augustin Legrand

+ extraits des images de pinaud coincé dans son taxi

 + extraits du mouvement aux Antilles

+ images de manifs : caterpillar, continental, 19 mars,

+ extraits de la catastrophe AZF à Toulouse

+ extraits de la catastrophe Louisiane / inondations

+ extraits de destructions de barres d'immeubles

+ extraits de la crise des poubelles de Naples

+ extraits de survols d'avions avec des bruits

 

 

1ere partie 20h00-21h15

 

Animation : Karima et Raphael

 

Intervenants  (7 minutes/pers)

- Etienne Cendrier , Robin des toits: injustice environnementale et téléphonie mobile

- Michel Bourgain, Maire de l'Ile-st-Denis : les questions urbaines (logement, rénovations urbaines, éco-quartier fluvial)

- Azouz Guerbi, Directeur de la régie de quartier La Maladrerie : les alternatives en banlieues : l'économie sociale et solidaire

- Jean-Jacob Bicep, Adjoint au maire du 20e arrdt à Paris : les antilles

 

Zapping d'images de campagne (déjà fait)

 

20h45

 

Une chanson ou deux du son pour faire monter la sauce (8  minutes)

 

Allocution (propositions) :


  
Hervé Kempf, auteur de "Comment les riches détruisent la planète" : Interpellation des candidats sur la question du revenu maximum admissible

- Eva Joly (10 minutes) / justice, paradis fiscaux

 

- José Bové (15 minutes) / bouclier social européen, rapport nord sud

 

Reprise animation

Projection du film des verts belges

 

2eme partie 21H15 - 22H15

 

Eco-Tarfuffe award « gestion écolo de l'eau »

Décerné Par Mireille Ferri Ou Jean-Luc Touly

 

Nominés :

         Cristalline pour son action en faveur de la qualité de l'eau du robinet

         Le Syndicat des Eaux D'IDF pour son action en faveur du prix de l'eau

         Vivendi pour son action en faveur de ...

 

Gagnant : Le SEDIF et son président André Santini qui a utilisé une voiture au gaz naturel pour les élections régionales mais qui a resigné un contrat avec Veolia pour la gestion de l'Eau. Ainsi, le prix de l'eau en Seine St-denis est deux fois supérieur à la moyenne parisienne.

 

 

Eco-Tartuffe award « Entreprise et développement durable »

Décerné par José BOVE

 

Nominés :

         MONSANTO pour son action en faveur de la biodiversité (OGM)

         Bolloré pour son action en faveur du développement de l'Afrique

         EDF pour son action en faveur de la transparence

 

Gagnant : Le gagnant est EDF pour son service de sécurité toujours « à l'écoute » des écologistes toute l'année et a notamment espionné l'ordinateur de Yannick Jadot à l'époque Directeur de campagne de Greenpeace.

 

Eco-Tartuffe award de la moralisation du capitalisme

Décerné par Eros SANA

 

Nominés :

         G20 pour son action en faveur de l'assainissement du milieu financier

         TOTAL pour son action en faveur de l'emploi grâce à ses bénéfices records

         BNP pour ses nombreuses filiales dans les paradis fiscaux

 

Gagnant : le grand gagnant est le G20 pour avoir réussi à maintenir la liste noire des paradis fiscaux une ½ journée et mention spéciale pour Sarkozy pour son action ferme en faveur de Monaco.

 

Eco-tartuffe award « Internet »

Décerné par les associations anti-Hadopi

(à voir avec eux)

Nominés :

         Franck Riester pour son rapport impartial sur la loi création et internet

         Christine Albanel pour son action en faveur de la protection des artistes

         Frédérique Lefevre pour son action contre la délinquance sur internet

 

Le gagnant est Fréderique Lebfevre pour cette phrase sur internet «... »

 

 

Eco-tarfuffe award « Anti-discrimination »

décerné par El Yamine SOUM ou Pascale OURBIH

 

Nominés :

         ADECCO pour sa politique de recrutement non discriminatoire

         l'Etat pour la grande diversité de la fonction publique

         Le gouvernement de François Fillon pour l'humanité de sa politique d'accueil des migrants

 

Le prix est décerné à Eric Besson pour la 2eme fermeture de Sangatte par l'expulsion systématique des personnes qui vivent dans la « jungle »

 

Eco-Tartuffe award « Logement durable »

décerné par Fatima LARONDE

 

Nominés:

         ICADE pour sa politique de financement du logement social

         la Ville de Neuilly-sur-Seine pour son parc de logements sociaux (2,5 %)

         L'Anru pour son exigence écologique dans la rénovation urbaine

 

 

Le gagnant est l'ICADE par souci de bon voisinage (le siège est à 200 mètres d'ici) qui s'apprête à  brader son patrimoine public.

 

 22h30

 play list

 

Fin 23H

Reprise des navettes


Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 23 avril 2009 4 23 /04 /Avr /2009 09:55

Sauvons les riches a remis un « diplôme de fils à papa mention Balkany » à l’héritier des Sarkozy au cours de la conférence que donnait « le Dauphin de la place Dauphine » au Rotary-Club (sic)…


Mercredi, c’est le jour des enfants. Alors notre jeune collectif, déguisé en Jeunes Populaires du 92, est venu perturber une cérémonie secrète initialement interdite à la presse : ce midi, le Rotary Club organisait en effet en grandes pompes au luxueux Pavillon Dauphine une « conférence de Jean Sarkozy ». En réalité, il s’agissait ni plus ni moins que de l’adoubement officiel par le gratin mondain du fils du « candidat des riches », appelé à devenir le candidat des riches lui-même. Une quarantaine de sauveurs de riches ont tenté, au son du générique de Dallas, de ramener « le dauphin de la place Dauphine » dans le droit chemin.
Si le président du groupe UMP du Conseil général des Hauts-de-Seine a fait plutôt bonne figure, il a revanche été incapable de se prononcer sur une question pourtant simple : « Faut-il limiter les revenus les plus indécents ? ». « Vous savez, a-t-il digressé, dans mon département, il y a des riches et des pauvres. Et il ne faut pas les opposer les uns aux autres ».

Facile à dire quand on ripaille au Rotary, Jean… Mais pourquoi de telles inégalités ?
« Il faut savoir, a répondu le conférencier, que si certains sont riches, c’est parce qu’ils ont beaucoup travaillé ». Faut-il comprendre que les pauvres le sont parce qu’ils n’ont pas assez travaillé ? Explication exquise dans la bouche d’un de ces héritiers qui, pour reprendre la phrase de Beaumarchais, « se sont contentés de naître ». 

Décidément, le jeune homme à la dérive avait besoin de solides amarres à la réalité. Heureusement "Sauvons les riches" était là pour ça. Au menu du « kit de survie pour retour sur terre », nous lui avons donc offert le livre Sois stage et tais-toi, qui présente des témoignages de stagiaires de son âge exploités par leurs employeurs. Ainsi qu’un ouvrage consacré aux nouveaux militants, pour lui montrer que la vraie politique s’exerce loin du Rotary-Club. Jean Sarkozy nous a promis qu’il était disponible pour débattre au calme avec nous, mais sans répondre à nos multiples demandes de rendez-vous précis. Un courriel vient de lui être adressé pour préciser cette belle promesse. Suspens…

Hélas, triste témoignage de l’état de délitement de nos élites, nos slogans « Au Rotary / J’ai vraiment pas d’amis », « Taxez les Rotariens / Aidez les roturiers » et autre « Première, deuxième, troisième maison de campagne / La propriété, c’est le bagne » n’ont pas séduit outre-mesure les sommités du Rotary, qui ont repris en cœur durant de longues minutes « Cassez-vous / Bandes de cons ». Pas de doute possible, on était bien en Sarkozie… Et que dire de ce triste sire, assis à côté du dauphin, qui nous a distribué des miettes de pain à notre arrivée ? Le collectif Sauvons les riches se désole d’avoir laissé le Rotary Club offrir une image si détestablement caricatural de lui-même. Nous qui nous étions si bien habillés pour faire bonne figure avons été choqués de rencontrer des gens si vulgaires. 

Bilan des opérations : notre pétition a recueilli zéro signature et le journaliste de France Inter a renversé un verre de vin rouge sur la table. Mais Jean Sarkozy est peut être sur la voie de rédemtion. Et c'est tout ce qui compte.


Contact : Manuel 06 22 59 95 07 / Karima 06 20 50 03 65 / Julien 06 20 21 10 53

www.sauvonslesriches.lucontact@sauvonslesriches.fr

 
Le Collectif « Sauvons les riches », dans le cadre de la campagne Europe-Ecologie, vise à instaurer un revenu maximal autorisé européen, de l’ordre de 30 fois le revenu médian, au-delà duquel les revenus seraient massivement imposés, sur le modèle de qu’avait instauré Franklin Roosevelt en 1942, qui a fait chuter les inégalités aux Etats-Unis pendant 40 ans. Dans ce but, les jeunes contestataires, armés de baguettes de pain et de paquets de spaghettis, interpellent à leur manière nos amis les riches, accros à un mode de vie destructeur, non-généralisable, et finalement tellement triste.

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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Jeudi 9 avril 2009 4 09 /04 /Avr /2009 14:53
Pas le temps de prendre la plume, trop de travail! Mais à propos du G 20, comme Noël Mamère a écrit exactement ce que j'en pensais, je me permets de repoduire ici mot pour mot son dernier édito. Ca change de tous les articles langue de bois dythirambiques de ces derniers jours à propos de cette immense tartufferie. Rien à ajouter!

G20 ou G VAIN ? La grande fête avant la catastrophe
Edito du 6 avril 2009



"Ainsi-soit-il. La messe est dite. Au G2O, nous avons donc assisté à la naissance de la Grande Alliance mondiale pour sauver le capitalisme... Au delà des images, comment peut-on évaluer ce show qui a réuni les dirigeants des vingt plus grands pays de la planète et des institutions financières et politiques mondiales. Pour l’instant, le plus concret tient dans le plan de relance de 1100 milliards accordés au FMI pour abonder l’économie mondiale. C’était la demande d’Obama. Elle a été exaucée sans que l’on sache comment elle sera distribuée, selon quels critères et qui sera concerné dans un marché où le dollar est toujours la monnaie reine.


La deuxième "avancée"- conséquence de ce qui précède - serait, nous dit-on, le rôle renforcé du FMI. Si la nouvelle est bonne pour son directeur, Dominique Strauss-Khan, les "états de service" de ce Fonds laissent songeur. Il suffit pour s’en convaincre de faire le compte des États qui ont sombré dans la faillite, dont les services publics on été démantelés, étranglés par les plans d’ajustements structurels de cette institution à laquelle ils ne pouvaient rembourser leur dette. Ce Fonds sera démocratisé, parait-il. Comment ? Qui décidera ? Rien n’est dit. Pire, le non - justifié - au protectionnisme consacre le rôle de l’OMC comme gendarme chargé de faire respecter ... le libre échange et de faire aboutir les négociations du cycle de Doha qui consacrent l’ouverture des marchés agricoles, c’est-à-dire la condamnation à mort de millions de paysans du Sud, exclus du droit à la souveraineté alimentaire.


Last but not least, la cerise sur le gâteau de ce nouveau capitalisme serait la fin des paradis fiscaux. Une double liste, grise et noire, connue de tous depuis des années, mettrait à l’index ces maisons closes du capital, où l’on blanchit l’argent sale et où l’on échappe au fisc... Les Etats-Unis et la Chine n’ont rien dit sur leurs propres "blanchisseries", tels le Delaware, Macao ou Hong-Kong. Et ce n’est pas demain la veille de la levée du secret bancaire dans des pays (européens) tels que l’Autriche, la Belgique, le Luxembourg ou la City de Londres. Compte tenu de ce constat, le plus étonnant reste donc le concert de louanges qui a accueilli le sommet du G20. Il y aura peut être un plan de relance après ceux annoncés depuis la crise financière. Et alors ? Tant que ce modèle de croissance, fondé sur le pillage des ressources naturelles qui se raréfient au fil du temps, ne sera pas inversé, tant que l’économie ne sera pas réorientée et relocalisée, dans le cadre d’un grand plan de conversion écologique, tant que les richesses ne seront pas redistribuées, les causes profondes de la crise demeureront. Les mêmes maux produiront les mêmes effets. Le G20 n’aura été qu’un show de plus, un épisode du grand storytelling écrit pour les peuples de la planète, dont Barack Obama aura été le maître d’œuvre.


Comme à son habitude, Nicolas Sarkozy a surjoué son rôle, alors que sur le fond il n’a rien obtenu. Contrairement à ce qu’il a voulu faire croire au bon peuple, il n’a pas demandé grand chose de différent qu’une déclaration dont ses sherpas, comme ceux des dix neuf autres chefs d’Etats, connaissaient déjà les termes. Mais que pouvait-il de plus dans une structure politique aussi faible que l’Europe qui n’a pas de politique économique et financière cohérente, au contraire des États-Unis ? On peut, comme nous, ne pas être d’accord avec la relance industrielle d’Obama, mais elle a au moins un mérite : Il parle au nom des États-Unis. Alors que l’Europe, et même la zone Euro, n’arrive pas à créer ce gouvernement économique capable d’adopter et d’appliquer une politique économique à l’échelle du continent. La multiplication des plans de relance nationaux en fait foi. Cette absence de coordination a transformé l’Europe en un nain politique. Obama avait bien des interlocuteurs à Londres, mais ils s’appelaient Hun Jintao, le Président chinois et Lula, le Président brésilien qui, le temps passant, s’assume de plus en plus comme le leader des Etats émergents. Certes, Obama est venu chercher la reconnaissance politique des Européens, mais ce qu’il voulait, avant tout, c’était l’engagement de troupes fraiches pour poursuivre la guerre d’Afghanistan qu’il mène sous la bannière de l’OTAN. Il y a mis le prix en passant un gentleman agreement avec la Turquie devenue le "Monsieur Bons Offices" dans le monde musulman et dans le conflit israélo -palestinien, en accordant un répit à Poutine sur l’Ukraine, la Géorgie et les pays Baltes... Barack Obama n’est ni le Messie ni le Bon Samaritain, il défend les intérêts de son pays et de son industrie.


L’autosatisfaction des Européens désunis risque donc de n’être que de courte durée. Les ouvriers de Caterpillar, de Continental l’ont compris : S’ils ne veulent pas être les dindons de la crise, ils doivent rejeter les semeurs d’illusions qui, comme à Gandrange, leur ont promis qu’ils sauveront leurs emplois. Ils n’obtiendront que ce qu’ils arracheront par eux-mêmes à des groupes sans frontières qui vont là où la main-d’œuvre est moins chère et corvéable à merci. La supercherie de ce "G Vain" a donc été de faire croire, une fois de plus, à une ère nouvelle alors qu’il ne s’agit que d’un énième replâtrage. Le choc des images et le poids des mots ont tenu lieu de politiques publiques.


Le G20 a permis de faire une belle photo de famille, un peu comme sur le Titanic, avant le choc final. Le navire coule mais les invités du bal ne le savent pas encore.


Noël Mamère, le 6 avril 2009.


P.S. 1 : A Strasbourg, les manifestations auront été d’une violence rare. Le bouclage total du centre-ville ressemblait à celui de Gênes. J’avais alors demandé une commission d’enquête internationale. Cette fois-ci, je renouvelle ma demande, mais au niveau national, d’abord, pour mettre Michelle Alliot- Marie en face de ses responsabilités. Un quartier populaire a été dévasté, des brutalités ont été exercées. Heureusement, il n’y a pas eu mort d’hommes, comme à Gênes, mais la souricière qui voulait contenir les manifestants les plus violents s’est transformée en un piège pour tous ceux qui voulaient simplement dire leur refus de l’Otan .


P.S. 2 : L’affaire Jadot révèle une nouvelle fois que les nucléocrates sont un État dans l’Etat. Pour protéger leurs secrets ils sont prêts à tout. EDF a beau clamer son innocence, elle a fait appel à une officine de mercenaires qui disposait de tous les pouvoirs pour tenter de nuire à Greenpeace. Yannick Jadot, tête de liste d’Europe Ecologie dans l’Ouest, était le premier visé car il avait la responsabilité des actions sur le terrain. Avec José Bové, Eva Joly, Dany Cohn-Bendit, il fait maintenant partie de cette dream-team de l’écologie qui a fière allure. Si voulez faire rendre gorge à EDF et aux nucléocrates, vous avez une possibilité concrète : élire Yannick et ses camarades au Parlement Européen, en votant pour eux le 7 juin. La campagne d’Europe Ecologie est lancée le 8 avril à Toulouse . C’est là, sur le site d’AZF dévasté que j’avais donné le coup d’envoi de la campagne présidentielle des verts, en 2002... C’est un bon signe !"

Par Ben - Publié dans : Actualité Bin Jamin - Communauté : Media - Actualité générale
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