Editorial

"Bin Jamin", ça signifie "sans terre" en Hindi, et comme je m'appelle Benjamin et que je loue mon appartement, c'est un bon titre pour mon blog.

On nous parle à longueur de temps de "Mondialisation heureuse" et de développement nécessaire et favorable à tous. Alors juste un petit blog,  pavé de plus dans la mare des joyeux chantres des bienfaits de la Globalisation. Il se base sur des expériences personnelles et s'adresse à tous les "sans", sans terre, sans air, sans droits, sans papiers, sans travail, sans toit, sans toi aussi d'ailleurs... Les récidivistes du stage s'y reconnaîtront.

Toute accusation d´affiliation à un groupe, parti, association, clubs de libéraux masochistes ou de néomarxistes, de joueurs de boules, de propriétaires de chien qui pue, de réhabilitation du clocher de Moussac ou de je ne sais quoi encore ne serait que fumisterie et vil procès d´intention. Les propos rédigés en ces pages n´engagent que leur auteur afin de partager des points de vue, des expériences vécues, des constats lors de voyages à l'étranger, etc. Il s'agit de réfléchir, un peu, sur le développement, sur l'environnement, sur l'actualité, sur la politique, sur l'altérité sans trop d'austérité. Bin Jamin se veut un vecteur d'informations généralistes à tendance sociale et écologique, mais également nationale et internationale.

Sa philosophie: " L'erreur ne devient pas vérité parce qu'elle se propage et se multiplie. La vérité ne devient pas erreur parce que nul ne la voit." (Gandhi)

Ou encore: "Le nouvel ordre mondial est en vigueur jour et nuit, selon le principe que celui qui ne produit pas, qui ne consomme pas et qui n'a pas d'argent pour le mettre en banque est inutile. Ainsi les immigrants, les sans terre, les sans toit sont traités comme les déchêts du système: ils doivent être éliminés." (John Berger)


Tous les commentaires sont les bienvenus, de même que les textes d'auteurs qui se sentent inspirés.
 

Samedi 29 octobre 2005


Ca, c'est une plantation de bananes à l'hacienda Canas, près de Guayaquil, dans le sud de l'Equateur. Nous avons eu droit, en septembre 2005, à la visite de cette exploitation gérée par Dole, la grosse multinationale américaine  de la banane. Il paraît, d'après le bras droit du chef de l'hacienda, que la vie est belle pour les ouvriers du coin. Et c'est de la banane naturelle, avec "très peu" de pesticides. Ces bananes vertes sont quand même très très vertes. Et il me semble que la dame n'est pas en train de les arroser avec de l'eau. Ne t'inquiète pas, gentil consommateur occidental toujours inquiet pour ta santé plus que pour celle de ces ouvriers du Sud, elles seront presque jaunes arrivées chez toi.
Jeudi 27 octobre 2005

Durant l'été 2004, en Inde, dans un village du Nord du Madhya Pradesh. Cette femme pleure car elle et ses enfants sont menacés d'expulsion. Ils ont une patta, un droit de propriété, mais l'administration vient de leur annoncer qu'elle ne vaut rien. Evidemment elle est vide, mais comme cette femmme ne sait pas lire... Ils sont plusieurs millions de "tribaux" à vivre cette réalité dans les campagnes indiennes, loin des centres urbains et du "miracle économique" du Sous Continent. L'Inde, c'est 35 millions de classes moyennes, avec un pouvoir d'achat équivalent au nôtre, pour 700 millions de paysans travaillant à la main. Ces derniers s'en foutent du "trickle down effect" (théorie économique selon laquelle en Inde, l'ouverture des marchés va d'abord profiter à quelques uns pour ensuite s'étendre à toute la population). Ils subissent plutôt l'implantation de multinationales qui achètent des terres à l'administration, qui se charge elle de virer les indésirables. Allez hop, dehors les romanos!!! Voir aussi le projet des barrages de la Narmada. Arhundaty Roy en parle très bien dans son recueil de textes "l'Ecrivain-militant" publié en Poche.
par Ben publié dans : Inde
Mercredi 26 octobre 2005
Toi le jeune en sursis, ne pense plus au CDI, ce sera stage toute ta vie. Alors dès maintenant, prends un abonnement de 20 ans à l'Université la plus proche de chez toi. Il s'agit de faire des réserves en convention de stage.
Mercredi 26 octobre 2005

"Pour l'instant, la grippe aviaire ne se transmet que de journal télévisé à journal télévisé."
Attention petits poulets et autres volailles soumises à la vindicte des médias, méfiez-vous des journalistes. La grippe médiatique est encore plus dangereuse.

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